Docteur où tu vas?
Le bonheur ça dure pas, en fait je me suis souvent demandée si nous étions réellement faits pour le bonheur, ou en tout cas une certaine forme de bonheur et je pense que non. Pas parce que nous ne le recherchons pas mais parce que quoi qu'on fasse il y aura toujours quelque chose venant de nous ou des autres qui cassera le gentil petit bonheur à la con qu'on s'est efforcé de se construire difficilement.
Non, non, l'homme n'a pas rechuté, l'homme n'a pas changé d'avis, l'homme est tel qu'il est depuis trois semaines. Il a été hier soir à son troisième rendez vous chez le sexologue, ils ont parlé de la "conscientisation" qu'il m'a dit... Alors moi "Gné?", puis dico, puis "action de faire prendre conscience de la réalité"... Alors moi "re-Gné?"... Mais bon voilà, j'en saurais pas vraiment plus sauf peut-être à faire des recherches sur le Net, faut voir.
Le sexologue prend des vacances, j'en voudrais bien moi aussi, c'est pas une pique il a parfaitement le droit d'en prendre, seulement il prend des vacances jusqu'à septembre et a demandé à mon homme de profiter de ce mois pour lire "Penser la pornographie" de Ruwen Ogien. L'homme m'a dit ça après avoir précisé "ça va pas te plaire mais je suis censé lire ce livre" et de me demander ensuite de le lui commander... Est-ce que ça m'a plu ou pas je crois pas que ce soit la question, moi ce que je me demande après quelques recherches sur ce livre, après en avoir lu plusieurs résumés et critiques, c'est où il veut en venir le sexologue? Parce que si c'est remettre dans la tête de mon homme tous les arguments pro-porno qu'il m'a sorti maintes et maintes fois c'est pas la peine, c'est encore bien frais. Si c'est tenter de démonter mes propres arguments anti-porno c'est pas la peine non plus, je me fous bien que la pornographie existe ou pas, c'est pas mon problème ça, je me fous bien qu'on lutte contre elle ou pas, ce que je sais c'est que je ne peux pas vivre avec un homme qui en consomme, point. Tout comme je me fous bien qu'il y ait des alcooliques ou des drogués sur cette terre, c'est bien dommage pour eux, bien triste pour leur entourage mais c'est pas mon problème, par contre je ne vivrais pas avec un homme qui boit ou se drogue. C'est pareil.
Alors ok, mon homme n'a qu'à lire ce livre s'il le souhaite, qu'il essaie de le faire pendant ses vacances et pendant que je serais au boulot de préférence, imaginer qu'il lit ça avec moi à côté ne sachant pas ce qu'il se passe dans sa tête ça m'angoisse rien que d'y penser, en même temps je suis déjà angoissée, merci pour la nuit de quatre heures. Mais que je le commande ça non, c'est pas mon problème donc je ne veux pas que ce soit ma responsabilité.
On n'a pas vraiment eu le temps d'en parler ce matin, ce soir peut-être. Surtout que ces recherches sur ce livre je les ai faites cette nuit, insomnie avant, insomnie après.
Peut-être que je me prends la tête pour rien et peut-être que j'ai le droit d'avoir peur, peut-être que je devrais "lâcher prise" et le laisser se démerder et voir si un simple bouquin peut amener un revirement de situation et peut-être que ce bouquin n'est qu'une façon pour le sexologue de voir comment va réagir mon homme... Et peut-être que je vais me foutre dans un trou de souris et attendre et que plus personne jamais ne me prenne la tête...
Penser la pornographie
Penser la pornographie, commentaire
Par DorA, Mercredi 26 Juillet 2006 à 11:29 GMT+2 dans porno dépendance (article, RSS)




